L'évolution du système de retraites en France traverse une période de transition majeure marquée par la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 et les nouveaux projets de budget pour 2027. [1, 2]
Voici les grands axes à retenir concernant l'âge de départ, le mode de calcul et la revalorisation de vos pensions.
1. Âge de départ : Une suspension temporaire des 64 ans
La mise en œuvre du relèvement de l'âge légal (instauré en 2023) a été profondément modifiée. Les règles actuelles intègrent une suspension temporaire de l'application stricte des 64 ans jusqu'en 2028 pour plusieurs générations : [1]
- Générations 1964 à 1968 : L'âge légal de départ est adouci et fixé entre 62 ans et 9 mois et 63 ans et 9 mois selon votre date de naissance exacte. De plus, le nombre de trimestres requis pour obtenir le taux plein pour les personnes nées en 1964 et 1965 a été abaissé d'un à deux trimestres. [1, 2]
- Générations 1969 et après : L'âge légal de 64 ans ainsi que la durée de cotisation requise de 43 ans (172 trimestres) restent la cible définitive. [1, 2]
- Carrières longues : Les conditions de départ anticipé ont été assouplies pour les générations 1964-1968. [1]
2. Le calcul des pensions bonifié pour les mères
Depuis le 1er septembre 2026, les règles de calcul intègrent de nouveaux droits à la parentalité pour réduire les inégalités hommes-femmes : [1]
- Calcul sur les meilleures années : Alors que la retraite de base est traditionnellement calculée sur les 25 meilleures années, ce total est réduit à 24 années dès le 1er enfant, et à 23 années à partir du 2e enfant. Cela permet de gommer l'impact des années à faibles revenus ou à temps partiel. [1]
- Trimestres enfants & carrières longues : Jusqu'à 2 trimestres liés à la maternité ou à l'éducation peuvent désormais être comptabilisés pour valider un départ anticipé pour carrière longue. [1]
3. Revalorisations : Un ciblage selon le niveau de votre pension
Face à l'inflation et au déficit public, les règles d'augmentation automatique des retraites de base sont fortement modifiées dans le cadre des débats budgétaires pour 2027 : [1, 2]
Note sur la retraite complémentaire du privé (Agirc-Arrco) : Une hausse de 1,4 % a été validée pour l'ensemble des bénéficiaires concernés. [1, 2]
4. Fiscalité : Vers un rabotage de l'abattement de 10 %
Le projet de budget prévoit une baisse du plafond de l'abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités sur l'impôt sur le revenu. Ce plafond passerait de 4 439 € à 3 000 € maximum par foyer, ce qui augmentera l'impôt dû par les retraités les plus aisés. [1, 2]
Article d'information générale. Il ne constitue pas un conseil personnalisé : chaque situation patrimoniale est particulière. Les chiffres cités sont ceux connus à la date de publication.