Le projet de loi de finances (PLF) pour 2027 a été officiellement déposé à l'Assemblée nationale le 1er octobre 2026. Porté par le gouvernement, ce texte vise à ramener le déficit public à 5 % du PIB en s'appuyant sur un effort global de 54 milliards d'euros, composé à 60 % de baisses de dépenses et à 40 % de hausses de recettes. [1, 2, 3, 4]
Cependant, le parcours législatif s'annonce particulièrement difficile : la commission des Finances de l'Assemblée nationale a rejeté la partie fiscale du texte le 9 octobre 2026 après l'avoir profondément modifiée. Les débats s'ouvrent en séance plénière dans l'hémicycle à partir du 13 octobre 2026 dans un climat de forte incertitude politique en raison de l'absence de majorité absolue. [1, 2, 3]
👤 Mesures principales pour les particuliers
Le projet de budget introduit plusieurs ajustements fiscaux et des réformes ciblées sur le patrimoine et le logement : [1]
- Impôt sur le revenu : Revalorisation des tranches du barème de 2,1 % pour compenser l'impact de l'inflation. [1, 2]
- Retraités : Abaissement du plafond de l'abattement fiscal de 10 % sur les pensions à 3 000 € (contre 4 439 € actuellement). Les pensions inférieures à 1 260 € seront revalorisées pour faire face à l'inflation, mais un effort de 5,5 milliards d'euros est globalement demandé aux retraités. [1, 2]
- Donations & Patrimoine : Allègement temporaire de la fiscalité sur les dons d'argent pour stimuler les transmissions intergénérationnelles. [1]
- Logement : Gel exceptionnel de la revalorisation des APL et de la prime d'activité. En parallèle, un nouveau Prêt à Taux Zéro (PTZ) "parentalité" est créé pour les familles accueillant un nouvel enfant. Le régime fiscal de la location meublée non professionnelle (LMNP) est également durci pour s'aligner sur la location nue. [1, 2]
🏢 Mesures pour les entreprises et taxes sectorielles
Le gouvernement tente de préserver la compétitivité tout en mettant à contribution certains secteurs : [1]
- Dispositifs maintenus : Le Crédit d'Impôt Recherche (CIR), le pacte Dutreil (transmissions familiales) et le soutien à l'apprentissage restent sanctuarisés.
- Investissements : Extension du crédit d'impôt "industrie verte" et mise en place d'un mécanisme de suramortissement pour la robotisation.
- Nouvelles taxes : Introduction d'une taxe sur certains produits sucrés industriels et mise à contribution des grandes entreprises. [1, 2]
🛡️ Dépenses de l'État et Collectivités
L'État prévoit une baisse globale de ses effectifs de 1 000 équivalents temps plein (ETP) et un gel en valeur des crédits de la plupart des ministères. Seules les missions régaliennes échappent à l'austérité : [1, 2, 3]
- Défense : Hausse massive de +6,4 milliards d'euros pour atteindre un budget de 63,4 milliards d'euros.
- Sécurité et Justice : Augmentation respective de +1 milliard d'euros pour l'intérieur et de +400 millions d'euros pour la justice.
- Collectivités locales : Elles devront absorber environ 10 % de l'effort national, matérialisé par une contribution progressive à l'effort budgétaire (CPEB) qui suscite une forte colère des élus locaux. [1, 2]
Le texte budgétaire va grandement évoluer dans les prochains jours à l'Assemblée nationale. Si vous le souhaitez, je peux set up a task pour suivre l'adoption des amendements majeurs ou l'utilisation éventuelle de l'article 49.3.
Quels aspects du budget souhaitez-vous approfondir (l'impact sur les impôts, l'avenir de l'immobilier en LMNP, ou les discussions parlementaires) ?
Article d'information générale. Il ne constitue pas un conseil personnalisé : chaque situation patrimoniale est particulière. Les chiffres cités sont ceux connus à la date de publication.